On peut être déçu par le final de Breaking Bad (vous pouvez continuer, il n’y a pas de spoilers), ne serait-ce que parce qu’il termine une série grandiose. Il a eu un point positif : faire découvrir le groupe Badfinger à pas mal de monde. Et pour surfer là-dessus, un best of du groupe est sorti. Une bonne chose, car le disque contient des versions remasterisées et en se concentrant principalement sur les années Apple nous fait (re)découvrir des pépites comme ce Timeless qui termine ma playlist.

Une playlist qui encore une fois contient son lot de titres vintages :
- un titre quasi-country des Bee Gees (tiré de surcroît d’un opéra rock hallucinant)
- un classique de Jethro Tull avec LE solo de flûte
- une ballade chantée de la voix de velours de Colin Blunstone, ex-chanteur des Zombies

Et à côté de ces dinosaures, quelques titres plus récents:
- Benjamin Clementine, qui est déjà pour moi album de l’année
- Des découvertes au gré d’internet, comme les bluegrass Hurray for the riff raff ou le groupe pop/dance Rubblebucket (dont je recommande chaudement la session tiny desk)
- Le rock inclassable de Shellac (post-hardcore cékoiça?!?) et celui, plus classique, des Foo Fighters.
- Encore des dinosaures, mais qui n’ont pas encore disparu: Leonard Cohen, pour un extrait de ce qui sera, encore une fois, un classique et Robert Plant, qui continue à son âge à être fascinant.

Pas de spoilers j’ai dit, donc il reste encore quelques pépites à découvrir…


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septembre

5

Best of 2000′s

Comment résumer 10 années de découvertes musicales ? 10 ans de coups de foudre au long des clips vidéos, des radios ou de l’emission de Jools Holland; 10 ans à écouter les albums qui font le buzz sur un web encore naissant et qui se révèle à la fois comme un formidable outil de communication et un pirate sans merci (Napster avait commencé pendant l’été 99); des disques qu’on a aimé, qu’on a applaudi comme tout le monde, ou au contraire où on a eu un sentiment de « bah non, là, je suis pas d’accord, j’accroche pas »… Et puis il y a ceux où la vox populi et / ou le marketing des maisons de disques, ou tout simplement parce qu’on tombe au mauvais moment, nous laissent indifférent, mais après quelques mois, années, on retrouve la saveur de ces disques..

Toujours est-il que dix ans après la frayeur du bug de l’an 2000, ce qui reste est une collection de titres qui nous rappellent tous quelque chose, qui sont tous liés à des évènements mondiaux ou complètement personnels, certains qu’on a aimé à l’époque et qu’on aime encore, d’autres qu’on a découvert au fil du temps… Au tout début, mon but était de faire une playlist, soit une vingtaine de titres. La première sélection m’en a donné 150. Et plus j’en enlevais, plus je m’apercevais que j’en oubliais et en rajoutais de nouveaux. Au final, j’ai réussi à restreindre cette sélection à 65 titres. 4 heures de musique. J’ai décidé alors de découper cette liste en trois parts, à peu près égales, rangées par force de goût comme des boîtes d’épices, d’une première assez dynamique à une troisième très calme.

Bien entendu, il y aurait encore beaucoup de choses à intégrer dans ces playlists, à commencer par peut être le titre champion toutes catégories des années 2000, Crazy de Gnarls Barkley que j’ai mis de côté parce que trop entendu. Certains albums m’ont également marqués (High Drive de Maria McKee,12 Songs de Neil Diamond) mais dont je n’ai pas trouvé un titre représentant la collection à sa juste valeur et s’intégrant dans la liste. Certains artistes déjà vétérans ont été écartés, parce que malgré l’excellence de leurs albums, ces derniers ne revendiquaient pas cette appartenance à leur époque, je pense à Neil Young, Bob Dylan ou Paul McCartney dont l’album Chaos and Creation in the Backyard est un de mes albums préférés de la décennie précédente. Et puis, pour certains artistes, ce fut très difficile de me restreindre à une seule chanson… Pourquoi plus Chop Suey que B.Y.O.B.Black Horse And The Cherry Tree que Suddenly I See ? Eh bien parce qu’il faut bien faire une sélection…

Chaque volume aura sa propre playlist, écoutable comme toujours par le gadget 8tracks.


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Toujours en mode gloubi-boulga musical, où la jeune pousse electro-pop anglaise (Clean Bandit) croise du blues rare et bizarroïde des sixties (Captain Beefheart dans un de ses premiers singles), où Willie Nelson croise The Beautiful South et où une copie carbone des Beatles (The Merry-Go-Round, on dirait un titre sorti de Magical Mystery Tour) côtoie une version britpop des Smiths (une reprise de Supergrass tiré d’un album hommage incroyable à The Queen Is Dead).  Et bien sûr un final grand-guignolesque de l’époque où Alice Cooper désignait un groupe (et quel groupe!).


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Une playlist un peu punchy pour bien commencer l’année!

Vous y retrouverez en vrac:

- Des pépites des groupes Marmalade, psychédélisme anglais et Icewater, préquel de Big Star
- Des titres funky de Bill Withers et, plus étonnant, Elvis (accompagné par les musiciens de la Stax)
- Un instrumental de IAM tiré d’un de leurs premiers maxis
- De la pop de haut vol signée Tears For Fears et Harry Nilsson

Et je ne parle pas d’une reprise power pop des Bee Gees, d’un extrait du dernier Springsteen, ni du final signé Queens of the Stone Age dont la magie se passe de commentaires…


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Le déferlement d’hommages (parfois hypocrites) qui a accompagné la mort de Lou Reed a également été l’objet d’une poignée de haussements de sourcils à l’évocation de « son importante influence » dans le rock. Mais il ne faut pas oublier qu’au commencement était le Velvet Underground. Alors que le monde vivait le summer of love, le premier album du groupe (édité sur un label de jazz) proposait une musique sombre, violente, basique. Au « peace and love », ils répondaient par des sons saturés sur le sado-masochisme et l’addiction à l’héroïne. Au fil de quatre albums, le Velvet a montré qu’autre chose était possible, et a tracé la voix aux punks des 70′s et au rock alternatif des années suivantes. Après la fin du groupe, Lou Reed a mené une carrière plutôt inégale, mais les disques un peu faiblards sont vite oubliés face au glam rock Transformer, au concept/opera rock Berlin, à la critique sociale New York ou au passage obligatoire par la case live Rock’n'roll Animal. (pour Metal Machine Music, j’ai personnellement toujours eu du mal avec ces disques placés dans cette zone un peu floue entre avant-garde et gros foutage de gueule). Les cinq derniers titres de cette playlist sont donc un mini-hommage à celui dont la musique n’a jamais été très loin dans ma vie ces vingt dernières années.

Pour le reste, et pour ne pas changer une formule qui gagne, des classiques face à la jeune garde, des titres qu’on ne présente plus et d’autres qui mériteraient un plus ample public (les High Llamas méritent l’attention de toute personne s’intéressant de près ou de loin aux Beach Boys).


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Comme d’habitude, du neuf, du vieux, des titres rares et des classiques. Dans cette édition, des extraits des nouveaux albums d’Arcade Fire et de Paul McCartney, Etta James reprenant les Guns n’Roses, un titre injustement oublié des Who… L’hommage à Lou Reed attendra la prochaine playlist, ce genre de choses, ça se prépare un peu (et accessoirement le brouhaha médiatique sera retombé d’ici-là)

 

 

 


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Si l’on peut souvent reprocher aux radios de diffuser sempiternellement les mêmes titres de certains artistes (à quand Otis chantant You Don’t Miss Your Water ou Marvin et son Piece Of Clay sur les ondes ?), il y a une injustice encore plus grande : les artistes que l’on n’entend pour ainsi dire jamais. Depuis la naissance de la soul et du rythm’n'blues, une pléthore de disques inoubliables sont restés dans l’ombre et quelques chanteurs sont retombés dans un oubli quelque peu relatif : Donny Hathaway a beau avoir été namechecké par Amy Winhouse dans Rehab, sa musique reste malheureusement sous-diffusée. Voici donc huit artistes (parmi tant d’autres d’ailleurs) qu’il ferait bon d’entendre de temps en temps.


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Le site officiel du groupe nous l’annonçait l’an dernier : 2012 sera l’année des Doors. Avec pour commencer une version Deluxe de l’album L.A. Woman, ultime album du groupe avec Jim Morrison. D’autres surprises sont prévues pour l’année (notamment un coffret de sessions du même album), et loin de chanter les louanges des opérations commerciales opérées depuis quinze ans (une masse innombrable de remasters, de concerts inédits et d’intégrales qui ferait perdre la tête au plus placide des collectionneurs), le moment semble bien choisit pour se pencher sur ce groupe définitivement hors normes en sortant un peu des sentiers battus.


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Plaider la cause de Paul McCartney n’est pas facile. Paul, le bon garçon aux joues rondes et aux ballades gentillettes que l’on oppose à John, écorché vif, précurseur, chantre de la paix. John Lennon, c’est la grande gueule charismatique, Strawberry Fields Forever et Imagine. Paul McCartney, c’est ob-la-di, ob-la-da. Ce raccourci donne pourtant une image complètement faussée et depuis quelques années, des livres tentent de rétablir la vérité. Et comme preuves ces collaborations parfois inattendues et ces disques sortis sous pseudonyme que l’on retrouve au fil de sa discographie.


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Alors que les labels nous noient sous une profusion de rééditions et d’éditions commémoratives, j’éprouve un mélange de joie et de colère : la  joie de retrouver des enregistrements archivés, des versions que l’on pensait perdues à jamais ou dont nous n’avions jamais entendu parler laisse la place à la colère d’avoir été berné toutes ces années où nous n’avions droit (au mieux) qu’à un titre bonus sur une réédition alors que les enregistrements pirates, au son plus que douteux, débordaient de trésors. Fallait-il réellement attendre 2011 pour le coffret Smile des Beach Boys (album inédit de 1967), une intégrale Gainsbourg digne de ce nom ou la tentative d’album que Pink Floyd enregistra entre The Dark Side Of The Moon et Wish You Were Here? (enfin, pour ce dernier album nommé The Household Project, on n’aura que deux titres, c’est peut être tout ce qui existe)

Les intentions purement mercantiles des labels ne doivent pas nous faire oublier les sacrées découvertes de ces sorties, comme les premières versions de titres devenus ensuite célèbres sous une autre forme. Voici une petite sélection de ces titres inédits ou rares (ou simplement tirés d’albums passés complètement à côté du grand public, comme c’est le cas pour Nino Ferrer et Simon & Garfunkel)


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